« L’effet clonage nuit à la créativité », Jérôme Eymery, responsable du département recrutement du groupe Areva

 
ACTUALITé DE L'EMPLOI

Leader dans le secteur de l'énergie, Areva devrait recruter 2 500 ingénieurs et cadres en 2009.

Quels sont vos besoins pour 2009 ?

Depuis quatre ans, nous recrutons environ 4 000 personnes par an en France, dont 2 500 ingénieurs et cadres. C'est un rythme qui devrait se maintenir au moins jusqu'en 2012. Comme nos cycles de production sont longs et que nous avons plusieurs contrats en cours et d'autres en négociation, la crise n'a pas impacté notre politique de gestion des ressources humaines. En revanche, la situation sur le marché de l'emploi a changé par rapport à l'année dernière. Jusqu'en juin 2008, les candidats étaient très demandés et nous devions énormément démarcher pour nous faire connaître par rapport à nos concurrents. Aujourd'hui, comme l'énergie est l'un des seuls secteurs qui continuent à recruter dans l'industrie, les demandeurs d'emploi se tournent vers nous d'eux-mêmes.

 

Quels types de profils recherchez-vous ?

Nos métiers sont évidemment très techniques. Nous avons besoin de candidats issus d'écoles d'ingénieurs, mais aussi d'universitaires diplômés dans un domaine scientifique. Nous essayons de varier les profils autant que possible, car l'effet clonage nuit à la créativité et à l'adaptabilité. Une politique de diversité est d'ailleurs mise en place pour l'éviter.

 

En quoi consiste-t-elle ?

Nous menons des actions à l'intention de divers publics, notamment les femmes, qui ont plus tendance à se diriger vers les écoles de commerce et les télécommunications que vers la mécanique. Nous accordons aussi une grande importance à la place des jeunes diplômés, car le turn-over est très faible et il est possible de bâtir une carrière entière chez nous.

 

Avez-vous des conseils à donner aux candidats qui aimeraient postuler chez vous ?

Ils doivent faire preuve d'ouverture d'esprit, car ils travailleront en équipes et avec des collaborateurs étrangers. Ils peuvent par exemple effectuer des stages hors de France, ce qui leur permet aussi de s'améliorer en langues, le point faible des formations universitaires. D'ailleurs, la mobilité est aussi un atout majeur, car elle est une marque de motivation.

 

Séverine Dégallaix

Publié le 28/05/2009

 
 
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